Il
est né le 6 avril 1483 à Urbino.
Peintre et architecte italien, sa formation nous est mal connue, il a certainement
appris
les bases de son art auprès de son père Giovanni Santi, et à
15 ans,
il exécute déjà son autoportrait. Cependant, l'influence
de son père fut vite délaissée,
au profit de celle du peintre le plus célèbre d'alors, Pietro
Vannucci,
plus connu sous le nom de il Pérugino auprès duquel, Raphaël
alla étudier à Pérouse,
vers 1499-1500. Il s'imprégna de la manière de procéder
de son maître, de ses codes de lecture des corps, des attitudes de ses
modèles. Maîtrisant rapidement son style,
très vite Raphaël s'affirma, imposa par la volupté à
travers la couleur
et donna à ses personnages une « grâce élégiaque
».
Son premier chef-d'œuvre daté fut "Le mariage de la Vierge"
en 1504.
Mais, en découvrant les œuvres de Michel-Ange et de Léonard
de Vinci,
il partit étudier à Florence de 1504 à 1508 dans le but
d'assimiler les techniques
de Léonard de Vinci (sfumato), de Michel-Ange, de Fra Bartolomeo,
mais aussi de Bernardino di Betto (Il Pinturicchio). Il parvint à une
étonnante synthèse de l'art de ses maîtres, et créa
sa propre mythologie à travers la femme madone, figure récurrente
de ses modèles, dont le plus parfait exemple est "La Belle jardinière"
(1507).
Reconnu de son vivant pour son génie, il voyage en Italie du Nord,
puis s'installe à Rome
en 1509. Il est introduit par Bramante à la cour de Jules II pour décorer
les chambres du Vatican. Il réalise également des retables d'autel,
des madones
(La Vierge à la chaise, 1514) et des portraits (Balthasar Castiglione,
1514-1515).
En 1514, il succède à Bramante au poste d'architecte de la basilique
Saint-Pierre,
il dessine alors les plans de nombreux édifices à Rome et à
Florence.
Il meurt le 6 avril 1520 à Rome.