
Il
prit le surnom de Khayyam (qui veut dire fabricant de tentes)
en souvenir de son père qui exerçait ce métier.
Au collège de l’illustre Nichapour il se
lia d’amitié avec Hassan
Sabbah
qui, plus tard devint « Le Vieux de la Montagne » chef de la mystérieuse
secte des « Hachichines » (les assassins) et Nazim-el-Molk qui,
lui,
devint vizir du sultan seldjoukide Alp Arslan.
Les trois amis auraient conclu un pacte :
«
Celui d'entre nous à qui les faveurs de la destinée offriront
le pouvoir et la richesse, partagera sa fortune avec les deux autres. »
Nazim-el-Molk,
vizir, tint parole et proposa à Khayyam une rente
afin qu'il puisse poursuivre ses recherches, mais il refusa.
En
1070, Khayyam
est à Samarkand où il enseigne les mathématiques.
Plus tard il est nommé à la tête de l’observatoire
de Merv à Ispahan.
On
lui doit entre autre, un traité sur les
équations cubiques,
et des tables d’astronomie.
Il réalise aussi, à la demande de Malik Shah,
la réforme du calendrier musulman.
Il s’intéresse à la géométrie.
Sa
seule contribution en littérature sont les «
Rubayyats »,
quatrains d’origine très ancienne.
Il exprime là sa nostalgie devant la brièveté de la vie,
il chante le vin, la femme et la rose
et fustige, à sa manière, les croyances religieuses, l’arrogance
et la science des hommes.
Ce site contient l’intégrale des « rubayyats » soit
170 quatrains
librement interprétés par
Franz Toussaint (1879 – 1955) Editions d’Art – H. Piazza.
Les
photos qui illustrent chacun des quatrains sont dues à
Jean Dieuzaide et Georges Millet,
tirées pour la plupart des Carnets
de Voyages.