
C’est vers 1375 que le duc Louis Ier d’Anjou eu l’idée
de commander la tapisserie de l’Apocalypse
au lissier parisien Nicolas Bataille et le peintre Hennequin de Bruges pour
les cartons.
Elle était destinée à rester à Angers.
En 1400 elle fut envoyée à Arles pour servir de décor à
l’archevêché à l’occasion du mariage du duc
Louis II.
Après le départ définitif d’Angers du roi René,
elle fut entreposée au château de Baugé.
En 1782 le Chapitre la met en vente mais personne n’en veut.
Pendant la Révolution elle est expédiée dans des serres
pour servir de protection aux arbres fruitiers.
On retrouvera certaines pièces comme rideaux, descente de lit tapis de
selle dans des écuries !
En 1843 les Domaines vendent ce qu’il en reste.
C’est Mgr Angebault qui en fait l’acquisition pour une somme modique.
Le chanoine Joubert, custode de la cathédrale, se met en quête
des fragments manquants avec un certain succès.
Plus tard le chanoine Machefer et Louis de Farcy s’attèlent à
la restauration des morceaux retrouvés.
A la loi de Séparation, la tapisserie tout en restant affectée
au culte, est proclamée bien de l’Etat.
La tapisserie de l'Apocalypse est composée de sept pièces et probablement
de 84 tableaux.
Sur ce site figure la totalité des tableaux avec le texte de l'Apocalypse
de saint Jean.
Les illustrations en noir et blanc représentent les tableaux manquants.